• Cinéma : « Le fils du pauvre » à l’écran.

    Ce n'est pas encore fait. Mais ça va se faire. « Fouroulou », le personnage principal du livre Le fils du pauvre de Mouloud Feraoun, va être porté à l'écran. Le projet est fin prêt. La commission de lecture du ministère algérien de la Culture a donné son accord, a indiqué le réalisateur Youcef Bouchouchi en marge de l'hommage qui lui été organisé jeudi 25 décembre 2008 à Alger.

    Il reste à trouver « le nerf de la guerre », c'est-à-dire le fric, nécessaire qui permettra à M. Bouchouchi de donner le premier coup de manivelle. Le montage financier pour la production de ce long métrage se présente certainement comme le plus gros problème.
    Car dans une Algérie ou la grande majorité, pour ne pas dire la totalité, des salles obscures sont fermées, abandonnées ou transformées en fast-food « à la propreté à peu près », il ne faut pas s'étonner ou s'offusquer de ne pas trouver de mécènes ou de sponsors pour aider le cinéma. Oui, le cinéma constitue le dernier souci de nos gouvernants.
    Mouloud Féraoun, né le 8 mars 1913 à Tizi Hibel, en Kabylie, a été assassiné le 15 mars 1962 par l'Organisation criminelle OAS (Organisation de l'armée secrète créée par des colons français opposés à l'indépendance de l'Algérie) à trois jours seulement de la signature des accords d'Evian.
    « On l'avait assassiné dans le but évidemment de priver l'Algérie de demain de son élite, de ses guides, de son intelligentsia. Parce que l'homme était aussi un éducateur, un formateur des cadres de demain et plus que jamais un observateur lucide plus qu'avisé. L'OAS, à travers cet acte ignoble, visait surtout l'Algérie ».
    Contrairement au titre, « Le fils du pauvre » est un ouvrage riche, rédigé dans un style concis et limpide. En sera-t-il autant du futur film ? Nous l'espérons.

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :