Film-documentaire sur Hanifa, Edith Piaf kabyle: lavant-première avant fin 2007
24.10.2007
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Par arez
Le film-documentaire de 52 minutes sur la grande chanteuse Hanifa, l'Edith Piaf kabyle, sera fin prêt d'ici fin 2007. L'avant-première est prévue autour à la mi-décembre. Il est réalisé par Ramdane Iftini. Le film-documentaire relatera, avec images d'archives et témoignages de ceux qu'i l'ont connue et côtoyée, la vie et le parcours de cette grande Dame de la chanson du Djurdjura. En fait, Hanifa n'était pas une chanteuse comme les autres. Elle le disait dans l'une de ses œuvres : « matchi d-loughna its-ghanigh, d'ayen iâeddan felli » (je ne chante pas, je dis ce que j'ai enduré). Hanifa, de son vrai nom Zoubida Ighil Larba, est née le 4 avril 1924 à Ighil Mahni, dans commune d'Aghribs, sur les auteurs de la ville côtière d'Azzefoun, dans la région de Tizi Ouzoui (Kabylie). Une région connue étant l'un des plus importants vivrier d'artistes algériens. Elle a donné entre autres Hadj M'hamed El-Anka (maître de la chanson chaabi), le musicien Iguerbouchene, le comédien et homme de théâtre Rouiched, l'artiste peintre M'hamed Issiakhem et bien d'autres encore. Décédée dans une chambre d'hôtel à Paris, sa dépouille a été, grâce à ses amis et admirateurs, rapatriée un mois plus tard pour être inhumée au cimetière d'El-Alia, dans la périphérie est d'Alger. Hanifa avait vécu une vie marquée par des échecs successifs en mariage, l'errance, le déchirement et l'exil. Elle était une femme « belle et rebelle ». Rebelle aux interdits, aux tabous, à tout ce qui empêche l'être humain de vivre sa vie, la sienne, pas celle que veulent les autres. Comme la majorité des grands artistes de part le monde, Hanifa était morte dans le dénuement. Mais elle avait aussi vécu des moments de joie, de bonheur. Elle a laissé derrière elle un trésor comparable à celui légué par Slimane Azzem, El Hasnaoui, Bouizgarene, Arab Ouzellague et, plus près de nous, Matoub Lounès. Les artistes comme les poètes ne meurent jamais.