Cela fait maintenant 9 ans. Le 25 juin 1998, Matoub Lounes, chanteur engagé, porte flambeau de la revendication identitaire berbère et militant de la démocratie, fut assassiné par un commando armé près de Tala Bounane, sur la route reliant Tizi Ouzou et Béni Douala, en Kabylie, à <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:metricconverter w:st="on" ProductID="100 km">100 km</st1:metricconverter> à l'est d'Alger. Il avait été criblé de balles, au détour d'un virage, en plein jour, alors qu'il se trouvait dans sa voiture. Il était en compagnie de sa femme et de ses deux belles sœurs. Il rentrait chez lui, à Taourirt Moussa Ouamar, lorsqu'il était tombé dans cette embuscade. Neuf ans après sa disparition, « Lounis » est toujours vivant dans le cœur d'une jeunesse, des deux sexes, décidée plus que jamais à poursuivre son combat pour la reconnaissance de l'identité amazigh (berbère) et pour l'instauration d'une vraie démocratie en Algérie. Depuis lundi, des manifestations, marquées par des expositions de photos et de coupures de presse ainsi des cérémonies de recueillement sur sa tombe et le lieu de l'attentat, sont organisées un peu partout en Kabylie, notamment à Tizi Ouzou et dans son village natal. Ses admirateurs et fans ont tenu à lui rendre un hommage mérité. Une façon aussi de réaffirmer à ses assassins que le combat de « mmis n'taourirt moussa » pour une Algérie moderne et démocratique ne sera pas abandonné (Exposition photos du 24 au 26 juin 2007 à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou). <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>